Essai de la Harley Davidson Forty Eight 2016

Publié dans Vroom

 

19 septembre 2015: essai de la Harley Davidson 48, modèle 2016. 

Esthétiquement la forty-height change peu, avec toujours ce super look de bobber, très ramassé, une ligne très basse accentuée par ses gros pneus, un moteur peint en noir, et surtout ce tout petit réservoir peanut de 7,9L, apparu chez Harley en... 1948. Je regrette ces nouvelles jantes à bâtons, elle était tellement plus belle avec les jantes à rayons du modèle précédent ! 

Il n'y a plus de clé de contact, juste un transpondeur à garder dans sa poche. Démarreur, la bête s'ébroue au ralenti avec les bonnes grosses vibrations du twin Harley. Bien que d'origine l'échappement distille un son TRÈS sympa, surprenant d'ailleurs qu'un tel ténor passe l'homologation.

On est assis très bas et les commandes sont très avancées mais on s'y fait vite, même quand on ne vient pas d'un custom. Le genou vient cogner contre le filtre à air chromé, on ne peut pas du tout tenir la moto avec les jambes et tout doit se faire au guidon. 

Premiers tours de roues pour sortir de la concession et prendre la route de la plage. Le confort est surprenant pour une moto si basse avec un débattement de suspension aussi court. Harley aurait amélioré le système sur cette version et ça se confirme. La moto est très équilibrée, même à basse vitesse on ne devine pas du tout ses 250kg. Le passager est très confortablement installé... à la maison, puisque aucune selle n'est prévue pour le duo. 

L'afficheur intégré dans le compteur permet désormais d'indiquer le rapport engagé et le compte-tour, c'est assez pratique quand on ne connait pas encore bien l'engin. Au passage la commande pour basculer les modes d'affichage a quitté le dos du compteur (si peu pratique) pour se loger à la main gauche (mieux !). 

Le bicylindres Evo 2 de 1200cm3 dispose toujours d'autant de couple à bas régime. Les accélérations entre 50km/h et 100km/h sont très efficaces, c'est vraiment là que se trouve tout le piment de ce type de moto. A l'inverse au delà de 110km/h l'absence de protection associée à la position du pilote rendent la conduite assez désagréable. Sans parler des désagréables vibrations qui envahissent les jambes à cette vitesse et rendraient insupportable la moindre balade plus longue que ce simple essai. D'après les gens de chez Harley c'est probablement du au fait que la moto soit neuve (100 km au compteur !).

De toute façon les balades sur les petites routes ne semblent pas être la vocation de la forty-height : le réservoir minuscule qui fait tout son charme offre une autonomie de moins de 120km ! 

En courbe les repose-pieds frottent dans presque tous les virages (oui, j'ai fait un peu exprès aussi), sans trop d'impact sur la tenue de cap mais probablement désagréable à la longue. 

En conclusion je la trouve très bien pour la ville, les petits trajets pour aller au boulot ou la faire poser à la terrasse d'un café, mais tellement peu polyvalente pour tout le reste qu'elle peut difficilement être envisagée comme unique moto. 

Reste sa belle gueule...  

Merci à la concession Macadam de Montpellier. 

Les photos :

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