AtoPhotos

Islande épisode 2

Fimmvörðuháls - Þórsmörk

5 août 2018

5 août 2018

6h15, Baldvinsskáli . Le vent qui souffle toujours a fait claquer la tente toute la nuit et il fait froid au réveil. Je suis en train de préparer mon reste de couscous de la veille en guise de p’tit déj quand une guide de montagne m’explique qu’une alerte météo a été émise car le vent va encore augmenter, et que le sentier vers Þórsmörk va certainement être fermé par les autorités dans la matinée. Elle ne prend pas le risque d’emmener son groupe, mais elle me confie que si je pars vraiment “right now” j’ai peut être encore une chance de réussir à passer.

Je remballe donc ma tente à toute vitesse et à 7h je pars dans la neige en direction du Nord. Sans crampons ça glisse un peu, mais je compense avec les bâtons. Je suis presque tout le temps seul, je croise au mieux quelques rares personnes arrivant en sens inverse. J’apprendrais par la suite qu’ils étaient bloqués au refuge suivant à cause du vent.


Du col de Magni (1165m) je peux voir le cratère du volcan et le champ de lave datant de l’éruption de l’Eyjafjallajökull. ainsi que la calotte glaciaire du Mýrdalsjökull. Après une successions de montées et de descentes dans la neige le paysage devient soudainement verdoyant, offrant des plateaux séparés de canyons. C’est encore une fois à couper le souffle. Certains passages sont si raides que des chaînes ont été installées pour aider à passer, l’astuce de cowboy étant de descendre en marche arrière, en rappel. 

J’arrive à Basar (Þórsmörk) en fin de matinée. Il y a quelques baraquements, des sanitaires et visiblement pas mal  d’islandais venu camper ou pique-niquer avec leurs énormes 4×4, car l’endroit est accessible par une piste. C’est donc assez bruyant, je m’arrête juste pour déjeuner et refaire le plein d’eau, puis je continue jusqu’à un autre refuge situé 2km plus loin, de l’autre côté de la rivière. C’est beaucoup plus calme, et super joli. J’y monte le camp avec plus de succès que la veille, juste au bord d’un ruisseau. Grand luxe, moyennant 500 ISK je m’offre cinq minutes de douche chaude !


Le soleil cogne encore depuis ce matin, j’ai pris de sacrées coups de soleil. A l’inverse, un randonneur venant en sens inverse m’explique qu’il a eu quatre jours de pluie, le pauvre !

Le toit de la tente est vite recouvert d’une fine couche de sable noire, ça doit être de la poussière volcanique portée par le vent. On en retrouve également dans l’eau, c’est bien visible au fond des éviers.

En fin de journée le soleil disparaît derrière un nuage et on passe de t-shirt au soleil à doudoune et bonnet en quelques secondes ! D’autant que le vent se lève de nouveau et qu’il est bien froid.

Galerie photo de l’étape :