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Népal

Pokhara

06 avril 2018

06.04.2018, Pokhara.

Debout à 4h45, à 5h je sors silencieusement la Bullet de la cour de l’hôtel pour aller voir le lever du soleil au sommet de Sarangkot à 12km de là.

De nuit sous une fine pluie, mais quel bonheur cette Royal Enfield !  Le monocylindre ronronne en distillant de bonnes vibrations. La route devient vite tortueuse, toute en épingles sur une piste en terre défoncée, et le pilotage se fait acrobatique. Mais les suspensions confortables et moteur coupleux de la Bullet en font une moto parfaite pour les routes du Népal. Arrivé en haut il y a déjà du monde, mais hélas la vue est bouchée par les nuages. Ce qui n’empêche pas des japonais suréquipés en matériel photo professionnel de mitrailler le paysage !

Tika, un ami de Raja que j’avais contacté la veille pour faire du parapente, me rappelle alors pour me confirmer que c’est bon pour aujourd’hui, le temps que les nuages se découvrent. Je patiente sur la terrasse de son établissement et en milieu de matinée on rejoint en 4×4 la zone de décollage. Il fait beau de nouveau, le temps de s’équiper, de préparer la voile, de m’arnacher au moniteur, et c’est à notre tour de nous élancer en courant du haut de la colline escarpée. Le décollage se passe bien, la sensation de voler est agréable, on file silencieusement au dessus du lac et des montagnes, et on aperçoit parfois les sommets enneigés dissimulés dans les nuages blancs. En jouant avec les courants thermiques ascendants on vole 25 minutes, avec sur la fin quelques minutes d’acrobaties histoire de voir ce qu’un parapente est capable de faire : ça remue l’estomac ! Atterrissage en douceur sur la pelouse tout au bord du lac, puis on me ramène en pick-up au sommet où j’ai laissé la moto.

Après un déj à Pokhara je repars en moto, cette fois en direction du lac Begnas à environ 45min de là. Il fait chaud, ça fait du bien de rouler. Conduire au Népal c’est assez spécial, mais moins terrible que je n’imaginais. Les népalais roulent assez lentement, et j’ai la moto la plus puissante disponible dans le pays, je suis donc la plupart du temps en train de doubler. Il faut juste garder en tête que TOUT peut arriver n’importe quand, les autres véhiculent s’insèrent, s’arrêtent ou traversent n’importe comment. Même sur une quatre voies il n’est pas rare du tout de voir arriver un véhicule à contre-sens… Camions, bus, engins agricoles, motos, scooters, vélos, vaches… il faut composer avec tout ça. Et même si l’usage permanent du klaxon est indispensable la conduite est finalement assez zen, c’est mille fois moins stressant que de rouler à Paris.

Les panneaux en népalais étant indéchiffrables  je dois m’arrêter de temps en temps sur les routes de campagne pour consulter le GPS. Arrivé aux lacs – car il y en a deux – je grimpe en haut d’une tour “view point” pour profiter du panorama. Mais de gros nuages noirs se profilent à l’horizon, je me mets en route pour essayer d’éviter une grosse averse ! J’arrive à Pokhara aux première gouttes, et je rends la moto à regrets … C’était vraiment génial de rouler avec cette Bullet sur ces routes !

Avant de rendre la moto je suis passé à la gare routière réserver un bus pour le lendemain, direction Bandipur !